Développer l'accès à internet et au numérique en prison

Introduction

L’usage d’Internet, et plus largement des outils numériques, est devenu un passage incontournable dans nos sociétés. Ce développement du numérique n’a pas franchi la porte des établissements pénitentiaires français, aggravant encore le fossé qui sépare l’intérieur de l’extérieur, et rendant toujours plus dur le retour à la société libre.

En la matière, la France accuse un retard regrettable par rapport à ses voisins européens. Ainsi, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Suisse, la Suède ou la Norvège ont déjà intégré l’usage des outils numériques dans leurs politiques pénitentiaires, que ce soit par des programmes de e-learning, des systèmes de messagerie électronique pour joindre ses proches, ou en permettant une navigation plus ou moins libre sur Internet à des fins d’information, de loisirs ou de préparation de la sortie.

D’après l’article 1 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, la peine privative de liberté a notamment pour but la réinsertion des personnes condamnées; à ce titre, il est nécessaire d’entamer une réflexion sur le développement d’Internet, et plus largement des outils numériques, en détention.

Au sein de la Farapej, cette problématique fait suite aux propositions sur l'expression en prison adoptées lors de l'assemblée générale 2011 qui recommandaient:
Développer l'accès à Internet et en particulier au courrier électronique. Ne pas permettre l'utilisation du courrier électronique en prison entraîne un décalage toujours plus grand entre vie en prison et société libre. L'accès à Internet et au courrier électronique peut être, en effet, mis en œuvre sans risque pour la sécurité des établissements pénitentiaires.
Un rapport intitulé Internet en prison, État des lieux, enjeux et perspectives établi en 2012 par la Farapej et des étudiants de Sciences Po a permis de développer ces propositions et ces réflexions.

La thématique fait maintenant l’objet d’un groupe de travail qui comprend plusieurs associations adhérentes et est ouvert à des associations extérieures à la FARAPEJ qui souhaiteraient y contribuer. Un texte de présentation a été établi en ce sens.

N’hésitez pas à prendre contact si vous souhaitez suivre ces travaux de plus près, y participer ou nous signaler une initiative qui vous semble digne d'intérêt, en écrivant à Mathilde Robert qui coordonne ce travail pour l'année 2014-2015 ou en contactant le siège de la fédération.

Documents d'information variés à lire pour aller plus loin

Vous trouverez par ailleurs sur cette page des documents sur les questions liées à la place de l'informatique et d'internet en détention: