Fédération des Associations Réflexion-Action, Prison et Justice

La désistance : Comment accompagner vers la sortie de délinquance ?

L’objectif de cette formation consiste à appréhender les savoirs sur la désistance afin de se saisir de la boite à outils pratiques que ce continent de recherches réserve pour les appliquer à la pratique de l’accompagnement vers une sortie de délinquances.


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Formatrice / Formateur :

M. Valerian BENAZETH, chercheur associé au CESDIP

Problématique :

Après un tournant punitif et l’application des thèses rationnelles du crime dans les années 1970, les pays anglo-saxons ont vu leur taux d’incarcération et de récidives fortement augmenté. Ce qui a suscité en réaction le développement d’un courant de recherche qui renouvèle et élargie l’approche de la réinsertion, on parle de désistance, autrement dit, les processus qui mènent à la fin d’une carrière de délinquance.

Objectifs pédagogiques :

 Acquérir des savoir théoriques sur la désistance

 Développer des outils en lien avec la pratique d’accompagnement vers la sortie de délinquance

Programme :

Un découpage en deux séquences est programmé pour cette journée :

- Durant la première demi-journée, une partie théorique se centrera sur la généalogie de la notion, ses principaux contributeurs, les concepts et les apports qui forment le cœur des théories sur la désistance des pratiques délinquantes (3h).
Le rappel succinct du champ de recherche de la sociologie pénale permettra de contextualiser ces travaux et de s’appuyer sur la richesse des matériaux de grands auteurs classiques pour saisir tout l’intérêt de leurs concepts.

- La seconde demi-journée sera plus opérationnelle et analysera les études les plus significatives sur le sujet ainsi que les programmes intéressants qui existent et qui puisent dans ces ressources pour soutenir les processus de sortie.
Ils seront mobilisés pour rendre concret les moyens d’adopter cette démarche (3h).
Par ces biais, on tentera de comprendre comment il est envisageable de s’inspirer de ces travaux ainsi que de leurs applications concrètes afin d’incorporer dans les pratiques associatives une approche orientée par les savoirs sur les processus de désistance.

À ce titre, une ultime section de cette seconde demi-journée sera consacrée aux intersections entre des notions qui ont fait l’objet de contributions dans des publications scientifiques et de plusieurs interventions lors de colloques internationaux (Colloque international sur les processus de désistance, Hôtel de ville de Paris, 2017).

On peut ainsi mettre en relation :

 La nécessité de déconstruire les multiples et réciproques stigmates qui peuvent constituer des freins à l’échange. En désamorçant ces croyances par la prise de conscience des processus qui les engendrent, il est possible d’établir entre les intervenants et les personnes suivies un autre rapport.

 Il s’agit d’entrer dans le rôle de personne-ressource, c’est-à-dire les contours particuliers de la définition d’une posture qui semble susciter ce type de point de passage. Cette posture est étroitement liée à une forme de capacité à désinstitutionnaliser le cadre pour établir une relation de confiance et présumer de la compétence.

Infos pratiques

Niveau :

Public : Personnes au contact de détenus ou sortants de prison

Durée :

nb de stagiaires maxi :

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