Les JNP 2026 se tiendront du 23 au 29 novembre. Partout en France, des collectifs et des associations organiseront des événements (conférences, ciné-débats, expositions, et bien d’autres) afin de sensibiliser le grand public aux conditions de détention, à la surpopulation carcérale dans les prisons françaises, entre autres enjeux.
Le Groupe National Concertation Prison (GNCP) a choisi « La France face à ses prisons » comme thème pour les JNP 2026.
Ce titre fait écho au rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale publié en 2000, qui alertait déjà sur la surpopulation carcérale et appelait à limiter le recours à la prison en développant des alternatives. Vingt ans plus tard, ces constats demeurent largement d’actualité. La prison continue d’occuper une place centrale dans la réponse pénale malgré les nombreuses interrogations qu’elle suscite.
Ce thème offre ainsi un large champ de réflexion et d’actions. Il permet d’aborder les conditions de détention, les représentations sociales de la prison, l’évolution des politiques pénales, ou encore la place et l’efficacité des alternatives à l’incarcération. Il invite également à questionner la prison comme peine de référence dans notre société.
Pour accompagner ce thème, trois axes ont été retenus :
Il est tout d’abord possible d’interroger la situation française au regard des autres pays européens. La France a été condamnée à plusieurs reprises pour l’indignité de ses conditions de détention, notamment par la Cour européenne des droits de l’homme, ce qui soulève des enjeux majeurs en matière de respect des droits fondamentaux. Une mise en perspective avec d’autres modèles, comme ceux d’Allemagne et des Pays-Bas, peut nourrir la réflexion : ces pays ont fait le choix de politiques pénales reposant davantage sur la prévention, l’éducation et la réinsertion, avec un recours plus limité à l’incarcération.
Un autre angle consiste à analyser la manière dont la prison est traitée dans l’espace médiatique. Les représentations véhiculées influencent fortement l’opinion publique et peuvent contribuer à légitimer des politiques pénales plus répressives. Travailler sur les idées reçues, leur construction et leur diffusion permet d’ouvrir un débat critique sur la perception de la prison dans la société.
Le troisième axe propose de réfléchir à la manière de s’adresser aux jeunes sur les questions liées à la prison. On pourra analyser la façon dont ces sujets sont traités dans les médias d’information pour les jeunes et interroger l’influence de ces représentations sur leur perception. L’enjeu pourrait aussi être de penser des approches permettant de susciter leur intérêt, de rendre ces problématiques plus accessibles et de mieux les visibiliser.
Si vous êtes une association ou un collectif et souhaitez organiser un événement, la FARAPEJ se charge de la constitution d’un catalogue répertoriant tous les événements. Afin d’en faire partie, remplissez ce formulaire :

