Fédération des Associations Réflexion-Action, Prison et Justice

Quel métier que le vôtre ? / Associations, qu’en est-il de nos projets ?

Mars 2016

Sommaire

"Réflexion"

4 - Éditorial

La question de Dédale

5 - QUEL MÉTIER QUE LE VOTRE ?
Les métiers de la pénitentiaire présupposent d’une manière exigeante la compréhension d’hommes et de femmes dont le savoir paradoxal et la liberté inaccessible demandent à ceux qui les encadrent la capacité de les libérer par la contrainte.
Une gageure éminemment politique.

Les entretiens

OUI QUAND JE PEUX, NON QUAND JE DOIS
Entretien avec Jean-Michel Dejenne, directeur du Quartier pour peines aménagées de Villejuif, secrétaire général du Syndicat national des directeurs pénitentiaires
Comme l’armée ou la police, l’administration pénitentiaire appartient aux fonctions régaliennes ultimes. Mais elle a, de plus, à assumer le paradoxe qu’elle prive légitimement de liberté les personnes qui lui sont confiées au nom d’une République qui a la liberté dans sa devise.

UN MÉTIER DE DÉCISION QUI TOUCHE À DES SITUATIONS HUMAINES
Entretien avec Patrick Bourdaret, directeur du centre de détention de Villenauxe-la-Grande
Le rôle du directeur de prison consiste principalement à gérer des tensions humaines. Toutefois, la tendance à la bureaucratisation du métier oblige le directeur à s’éloigner des coursives. Donner un sens à la peine des personnes dont il a
la charge passe par la définition d’un véritable projet d’établissement.

CONTRE VENTS ET MARÉES, UN MÉTIER DE RELATION, DE DISCERNEMENT ET D’AUTORITÉ
Entretien avec Joël Sépulcre, ancien surveillant pénitentiaire, rattaché au Pôle Placement sous surveillance électronique du Service pénitenitaire d’insertion et de probation (SPIP) de Seine-Saint-Denis
Être surveillant, c’est être soumis à un temps fragmenté et une préoccupation sécuritaire constante – quand ce qui fait l’essence du métier est l’exercice de l’autorité et du discernement afin d’orienter vers la liberté.

DE L’AIDE SOCIALE À LA PRÉVENTION DE LA RÉCIDIVE
Entretien avec René Beltoise, directeur du SPIP du Loir-et-Cher
Depuis les années 1990, la mission du SPIP est passée peu à peu de l’aide sociale à la réinsertion, et plus récemment à la prévention de la récidive, ce qui entraîne une reconfiguration des modes de prise en charge des personnes et d’organisation des services.

UN CORPS INVISIBLE DERRIÈRE UN MÉTIER COMPLEXE
Entretien avec Nadine Nguemby Mbina, conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation, SPIP du Val d’Oise
Les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation en milieu ouvert sont peu connus du public. Leur métier suppose
pourtant des compétences multiples centrées sur l’accompagnement des personnes placées sous main de justice. Les pratiques professionnelles tentent de s’adapter aux évolutions du métier, notamment par l’expérimentation de nouveaux outils d’évaluation des personnes.

Focus

LES ENTRETIENS D’ÉVALUATION STANDARDISÉS. CRITIQUES ET COMMENTAIRES
Xavier de Larminat, docteur en science politique, chercheur au Centre d’études sociologiques de Bruxelles
Les services d’insertion et de probation utilisent aujourd’hui des outils d’évaluation pour mesurer le risque de récidive. Ces outils, sous formes de grilles standards, doivent limiter les interprétations hasardeuses des agents et mettre au service de la
société la puissance des logiques statistiques. Quelle subjectivité est en œuvre derrière cette recherche à tout prix de l’outil infaillible ?

"Action"

ÉDITORIAL

Rencontre

ENTRE PARTENARIAT ET COMMANDE PUBLIQUE : LES ASSOCIATIONS DANS LA TOURMENTE.
COMMENT FAIRE VALOIR LES SPÉCIFICITÉS DU PROJET ASSOCIATIF ?
Rencontre avec Didier Minot, animateur du Collectif des associations citoyennes, pour échanger autour d’un constat général : les relations entre pouvoirs publics et associations évoluent et, avec elles, la compréhension même de ce qu’est une association.

LES ASSOCIATIONS, PARTENAIRES DE L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE
Entretien avec Catherine Porceddu, DPIP, en charge du suivi du partenariat associatif national au sein du bureau des politiques sociales et d’insertion de la direction de l’administration pénitentiaire
L’intervention de la société civile en prison est fondée sur la loi pénitentiaire de 2009 qui prévoit que l’administration pénitentiaire assure ses missions avec le concours des associations. Celles-ci interviennent sur de nombreuses problématiques spécifiques (logement, emploi, santé...) qui favorisent la réinsertion des personnes détenues. A ce titre, les associations partenaires concourent au service public pénitentiaire, sans s’y substituer.

QUELLE PLACE POUR L’INDÉPENDANCE ASSOCIATIVE DANS LE MILIEU CARCÉRAL ? L’EXPÉRIENCE DU GENEPI.
Entretien avec Mathilde Robert, présidente du Genepi de 2014 à 2015
Le Genepi, association étudiante d’éducation populaire, oeuvre au rétablissement d’un lien entre l’intérieur et l’extérieur des prisons. Son objet social a largement évolué depuis sa création et s’est éloigné des attentes formelles des pouvoirs publics. Ce repositionnement ne s’est pas fait sans difficultés.

DES VISITEURS HORS DE PRISON ?
Entretien avec Paul Marconot, président de l’ANVP
Face aux nouvelles mesures de probation dans la communauté introduites par la loi Taubira, l’ANVP s’interroge sur son implication éventuelle dans le cadre de la contrainte pénale et de la libération sous contrainte. Mais quel rôle pourrait jouer à l’extérieur une association liée par définition à la prison ?

ŒUVRER À LA PRISE EN COMPTE DES FAMILLES DE PERSONNES DÉTENUES PAR L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE
Entretien avec Christian Périllaud, président de l’UFRAMA et Jeannette Favre, fondatrice et présidente d’honneur
L’UFRAMA est l’union nationale des fédérations régionales des maisons d’accueil des familles et proches de personnes incarcérées. A côté de ses actions en direction des familles, elle oeuvre également au niveau national pour promouvoir les droits et intérêts de ceux qui paient souvent lourdement l’incarcération de leur proche.

LES PRISONS ITALIENNES SOUS LE REGARD VIGILEANT D’ANTIGONE
Entretien avec Susanna Marietti, coordinatrice nationale en Italie de l’association Antigone
Chaque année, des bénévoles de l’association Antigone sont autorisés à entrer dans les prisons italiennes pour observer et élaborer des rapports de
visite détaillés sur les conditions de détention. Antigone est une des rares structures associatives européennes à exercer un véritable rôle de contrôle
du respect des droits fondamentaux des personnes détenues.

LE CODE DE DÉONTOLOGIE DU SERVICE PUBLIC PÉNITENTIAIRE : ÉLÉMENTS DE CONTEXTE ET STATUT DES INTERVENANTS ASSOCIATIFS
« Le personnel [pénitentiaire] doit exercer son travail en respectant des normes professionnelles et personnelles élevées » affirme une règle
pénitentiaire européenne. Le code de déontologie du service public pénitentiaire est venu transcrire dans le droit cette exigence mais il soulève
d’autres questions, notamment celle de son champ d’application : les intervenants extérieurs, en particulier les associations sont-elles également
concernées ? Un débat qui met en lumière la question du statut des associations et de leur relation à l’administration pénitentiaire.

ASSOCIATIONS, QU’EN EST-IL DE NOS PROJETS ?
Porteuses d’une vision, nées d’une volonté citoyenne, les associations sont cependant confrontées à l’usure du temps et doivent s’adapter aux
évolutions du contexte financier, politique et social... quelle peut être leur place particulière dans et autour de la prison et pour quel projet ?

PRÉSENTATION DE LA FARAPEJ / BULLETIN D’ADHÉSION ET D’ABONNEMENT


Le projet RESCALED


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